Depuis 2024, certaines conventions collectives autorisent le rachat de RTT au cas par cas, en dehors des seules circonstances exceptionnelles. La loi prévoit pourtant que le calcul des jours de réduction du temps de travail varie selon le nombre de jours effectivement travaillés, le statut et la durée du forfait annuel.
En 2026, plusieurs branches prévoient d’adapter leur système de compensation selon la présence effective des salariés, modifiant ainsi le calcul des droits. Les cadres au forfait jours risquent de voir leur nombre de RTT fluctuer selon les absences, congés et jours fériés tombant sur des jours non travaillés.
RTT en 2026 : ce qui change et ce qu’il faut retenir pour les salariés
L’idée d’une réduction du temps de travail gravée dans le marbre appartient au passé. À partir de 2026, l’évolution du code du travail et la dynamique de certaines branches font bouger les lignes : le calcul des jours RTT ne se résumera plus à une opération standardisée. Désormais, l’écart entre le temps théorique et la présence réelle pèsera nettement sur le nombre de jours de réduction du temps de travail attribués.
En pratique, la gestion des congés et des jours fériés gagne en précision : lorsqu’un jour férié coïncide avec un week-end ou tombe sur une journée habituellement non travaillée, il n’alimente plus le compteur des RTT comme avant. Il en va de même pour les absences liées à la maladie ou à la maternité, qui réduisent mécaniquement le volume de jours RTT ouverts. Pour les salariés en forfait jours, la présence effective tout au long de l’année devient déterminante, mais la structure des semaines pèse aussi dans la balance :
- Davantage de week-ends prolongés par des jours fériés ou des ponts,
- Moins de jours RTT distribués à la fin de l’année.
Plusieurs éléments permettent de mieux comprendre les variations à venir :
- RTT salariés : le nombre de jours évolue en fonction de la réalité du temps passé au travail
- RTT employeur : la marge de manœuvre grandit pour adapter la réduction du temps de travail
- Congés, absences, jours fériés : la moindre absence peut faire baisser le volume de RTT
Les impacts se déclinent concrètement pour chaque catégorie :
Pour ajuster le nombre de jours de réduction du temps de travail, les directions d’entreprise vont s’appuyer sur la durée légale et sur la part effective de jours travaillés. Un mode de calcul transparent s’impose peu à peu, sous le regard attentif des salariés. À défaut, les litiges pourraient se multiplier concernant la réduction du temps de travail ou le rachat des RTT en fin d’année. L’enjeu, pour chaque employeur, sera d’expliquer précisément sa méthode et d’anticiper les incompréhensions.

Calcul, compensation et rachat : comment adapter vos RTT selon vos jours travaillés ?
Le calcul du RTT évolue sensiblement pour les salariés au forfait jours. L’année 2026 s’annonce charnière, aussi bien pour les cadres que pour les directions. Le nombre de jours travaillés ne relèvera plus de la théorie, mais du concret : c’est le socle sur lequel reposera le volume des jours de repos. La convention forfait jours se modernise pour intégrer toutes les absences, les jours fériés qui tombent sur un week-end ou sur une journée habituellement non travaillée, ainsi que les périodes de congés.
Les entreprises devront désormais affiner leur gestion du forfait annuel, en adaptant chaque année le calcul RTT forfait à la réalité du temps de présence des salariés. Les services RH croiseront données d’activité et absences pour déterminer, dès le début de l’année, le nombre de jours de réduction du travail attribués à chacun. Pour y voir plus clair, une table de correspondance s’impose, intégrant l’ensemble des paramètres :
- Jours travaillés effectifs
- Congés et absences (maladie, maternité, paternité, etc.)
- Jours fériés glissants
- Journées de repos supplémentaires spécifiques à l’entreprise
Voici les principaux éléments pris en compte dans la nouvelle formule :
Le rachat des RTT devient un sujet de négociation. Un salarié qui dispose de jours de repos non pris pourra désormais demander une compensation financière, à condition qu’un accord collectif ou une clause de la convention l’y autorise. La flexibilité s’élargit, mais la lisibilité doit suivre : chaque collaborateur doit pouvoir anticiper, service par service, l’effet de ses absences sur son propre stock de RTT. À mesure que le calcul du forfait jours gagne en finesse, la question du dialogue social se pose avec acuité. Entre vigilances et arbitrages, le sujet promet d’alimenter les discussions bien au-delà de la simple gestion administrative, dessinant les contours d’un nouveau rapport au temps de travail en entreprise.

